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Ouragan

Le Burkina Faso célèbre la Journée internationale de la langue maternelle : Un hommage à la diversité linguistique africaine.

Le Burkina Faso célèbre la Journée internationale de la langue maternelle : Un hommage à la diversité linguistique africaine.

Le Burkina Faso a marqué un moment fort de la Semaine des Langues Africaines en célébrant le jubilé d’argent de la Journée internationale de la langue maternelle. La cérémonie commémorative s’est déroulée ce vendredi sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, et a été l’occasion de mettre en lumière l’importance de la préservation des langues africaines et de leur transmission aux générations futures.

Cet événement, d’une portée symbolique forte, a débuté par l’entonnement de l’hymne national en langue mooré, un geste marquant l’engagement du pays envers ses langues maternelles et sa diversité culturelle.

Les interventions des différents orateurs ont été traduites dans plusieurs autres langues nationales, dont le dioula, le fulfuldé, le Kasim (langue des Kasséna) et le gourmanchéma, illustrant ainsi la richesse linguistique du pays et la volonté de promouvoir l’inclusivité.

Le Premier ministre Ouédraogo, dans son allocution, a réaffirmé l’importance de ces langues maternelles, non seulement comme vecteurs de communication, mais aussi comme éléments constitutifs de l’identité culturelle du Burkina Faso.

« La diversité linguistique est une richesse inestimable qui fait de notre pays un creuset de cultures et de traditions. Nous devons préserver et promouvoir nos langues maternelles, car elles sont les témoins vivants de notre histoire et de nos valeurs », a-t-il déclaré.La célébration de la Journée internationale de la langue maternelle, instaurée par l’UNESCO en 1999, a pour objectif de sensibiliser à la nécessité de protéger et de promouvoir les langues maternelles dans un monde de plus en plus globalisé, où de nombreuses langues risquent de disparaître. Au Burkina Faso, cette journée revêt une signification particulière, car elle permet de mettre en valeur les langues locales, qui jouent un rôle fondamental dans l’éducation, la culture et l’unité nationale.

En mettant l’accent sur la richesse linguistique du pays, cette commémoration a également souligné l’engagement du gouvernement burkinabé à intégrer les langues maternelles dans le système éducatif, dans le but de renforcer la cohésion sociale et de favoriser un meilleur développement humain.Les autorités ont ainsi appelé à une plus grande mobilisation des acteurs politiques, culturels et éducatifs pour préserver et promouvoir les langues nationales, dans un esprit de solidarité et de fierté collective.

« Nous devons inculquer à nos enfants l’importance de nos langues et veiller à ce qu’elles soient enseignées et parlées dans nos foyers et dans nos écoles », a conclu le Premier ministre.

Cette journée s’inscrit dans un cadre plus large de préservation du patrimoine culturel africain, et plus particulièrement des langues, qui sont des vecteurs d’identité et de diversité. Le Burkina Faso, à travers cette célébration, témoigne de son profond respect pour sa diversité culturelle et de son engagement à la préserver pour les générations futures.

Publié par ouragan.info Date : 28 février 2025