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Ouragan

Maradi accueille un atelier de renforcement des capacités des OSC et autorités locales : Un pas décisif vers une gouvernance participative et responsable

Maradi accueille un atelier de renforcement des capacités des OSC et autorités locales : Un pas décisif vers une gouvernance participative et responsable

Dans une dynamique d’amélioration de la gouvernance locale et de promotion de la redevabilité sociale, le Projet Participation Citoyenne pour une Refondation Effective de la Gouvernance au Niger (REAGIR PASOC IV-UE) a lancé ce mardi, dans la salle de réunion de l’arrondissement communal Maradi II, le deuxième atelier de renforcement des capacités à l’endroit des Organisations de la Société Civile (OSC) et des autorités communales de la région.

Cette initiative, prévue pour se dérouler du 15 au 18 avril 2025, marque une étape cruciale dans les efforts de consolidation de la démocratie locale au Niger.

Un projet ambitieux, une vision claire Porté par TLP-Niger à travers le consortium Oxfam – Rotab Niger, et financé par l’Union Européenne, le projet REAGIR PASOC IV-UE vise à créer un espace propice au dialogue entre citoyens, OSC et institutions locales. Il s’inscrit dans une stratégie de long terme, orientée vers la transparence dans la gestion des affaires publiques, l’amélioration de la participation citoyenne et le renforcement des mécanismes de redevabilité à tous les niveaux.

Une mobilisation exemplaire à MaradiLa cérémonie d’ouverture a été marquée par les mots de bienvenue de Bello Ali, Chargé à la Communication Adjoint de TLP Maradi, qui a salué la présence des représentants des communes de Maradi II, Djirataoua et Tibiri, ainsi que des leaders d’OSC venus de 16 communes de la région.

Dans son discours, le Coordonnateur national de TLP-Niger, Maïkoul Zodi, a souligné l’importance de cet atelier pour renforcer la collaboration entre les acteurs locaux. « Si la décentralisation est bien accompagnée, elle peut devenir un levier de développement durable, de cohésion sociale et de paix », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’outiller les collectivités pour une gestion plus inclusive.Une forte implication des jeunes saluée

Mahaman M. Rabiou, Responsable des Programmes Gouvernance et Droits Humains à Oxfam, a mis en exergue la participation active des jeunes, symbole d’un engagement croissant des nouvelles générations pour un Niger plus juste.

Il a également souligné que « ce projet, retenu parmi tant d’autres, prouve sa pertinence dans le domaine de la gouvernance et reflète un besoin réel de renforcement des capacités à la base ».

Une réponse aux défis locaux de gouvernanceL’administrateur communal de Maradi II a remercié les initiateurs du projet pour avoir choisi sa circonscription comme site d’accueil de cette session. « Cette formation arrive à point nommé, car elle va aider les administrateurs dans leur mission de collecte des ressources et surtout dans l’amélioration de la redevabilité envers les citoyens », a-t-il indiqué avec optimisme.Des thématiques clés pour une gouvernance efficace Pendant quatre jours, les participants vont approfondir plusieurs thématiques essentielles, notamment :La gouvernance locale participative,La redevabilité sociale et la transparence,Le contrôle citoyen de l’action publique.

Ces discussions permettront aux participants d’acquérir des outils concrets pour mieux impliquer les citoyens dans la prise de décision, améliorer la communication institutionnelle et promouvoir une gestion publique plus équitable.Un levier pour la démocratie localeCet atelier s’inscrit dans une vision plus large de décentralisation et de démocratie locale.

En mettant l’accent sur la formation, le dialogue et l’appropriation citoyenne des mécanismes de gouvernance, le projet REAGIR PASOC IV-UE ambitionne de poser les bases d’un modèle nigérien de gestion publique participative, où la voix des citoyens compte et où les autorités rendent des comptes.

Une volonté commune de changementLe succès de cette initiative repose sur l’engagement de tous les acteurs concernés – autorités locales, OSC, jeunes, femmes et partenaires techniques et financiers. Les premiers résultats observés à Maradi témoignent déjà d’une volonté commune de rompre avec les pratiques de gestion opaques et de bâtir une gouvernance fondée sur la transparence, l’écoute et la responsabilité.À travers ce type d’atelier, le Niger continue de tracer son chemin vers une société plus inclusive, où chaque citoyen a un rôle à jouer dans la construction d’un avenir plus équitable.