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Ouragan

Grande Muraille Verte : Sani Ayouba appelle à une mobilisation inclusive et innovante à l’Union Africaine

Grande Muraille Verte : Sani Ayouba appelle à une mobilisation inclusive et innovante à l’Union Africaine

-À Addis-Abeba, le directeur exécutif de JVE Niger insiste sur l’importance de l’approche intégrée et du leadership des jeunes et des femmes .

La voix des jeunes s’est fait entendre avec force lors des échanges tenus au sein de l’Union Africaine autour de l’Initiative de la Grande Muraille Verte (IGMV).

Sani Ayouba, directeur exécutif de l’organisation Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE Niger), a souligné l’urgence de repenser les mécanismes de mise en œuvre de cette initiative panafricaine à travers une approche intégrée, inclusive et résolument tournée vers l’innovation.

« La mise en œuvre effective de l’initiative de la Grande Muraille Verte requiert une approche intégrée, en mettant en avant la synergie et la participation de l’ensemble des parties prenantes : les organisations de la société civile, le secteur privé, les chercheurs, et bien évidemment les jeunes et les femmes en tant que partenaires et bénéficiaires », a affirmé M. Ayouba, dans une déclaration vibrante adressée aux décideurs africains.Au-delà de la restauration des terres, il a mis en lumière la dimension stratégique de la Grande Muraille Verte, en lien avec le Nexus climat, paix et sécurité, notamment dans la région du Sahel, durement touchée par la dégradation environnementale, les conflits armés et l’insécurité alimentaire.

Selon lui, ignorer ces interconnexions reviendrait à compromettre la durabilité même de l’initiative.Le rôle clé de la jeunesse africainePour JVE Niger, les jeunes ne sont pas de simples spectateurs du changement, mais bien des moteurs. « Les jeunes sont prêts, avec des idées innovantes pour l’accélération de la mise en œuvre de cette initiative. Faites-leur confiance », a martelé M. Ayouba.

Ce plaidoyer s’inscrit dans une dynamique de plus en plus affirmée au sein des instances continentales, qui reconnaissent désormais l’importance de donner la parole à la jeunesse et de promouvoir une gouvernance écologique participative.

Un appel à l’action collectiveLancée en 2007, l’IGMV vise à restaurer 100 millions d’hectares de terres dégradées à travers 11 pays sahéliens d’ici 2030, tout en générant 10 millions d’emplois verts.

Mais les avancées demeurent limitées, en grande partie à cause du manque de coordination, de financement durable et de participation active des populations locales.Pour Sani Ayouba, la réussite de ce projet emblématique de résilience africaine passe par une coopération transversale et une intégration réelle des communautés à la base.

Son message est clair : sans inclusion, pas de durabilité ; sans confiance envers les jeunes et les femmes.