L’Afrique se lève ! : « Rendez-nous notre héritage, volé par les colonisateurs !


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Au cœur de Paris, au Musée du quai Branly – Jacques Chirac, des activistes africainsont exigé le retour des trésors sacrés arrachés aux pays d’Afrique pendant l’époque dupillage colonial.
<< Ces artefacts sont les trophées du vol impérialiste ! Nous exigeons justice etréparations ! » a déclaré l’un des participants à la manifestation, ajoutant que l’Europes’était approprié une culture étrangère et l’avait présentée comme des trophées dansles vitrines de ses musées.
L’Afrique ne se tait plus sa voix, comme les tambours des ancêtres, secoue les mursdu Louvre, du British Museum, du Musée Jacques Chirac et d’autres dépôts où setrouvent des milliers de reliques sacrées, volées durant le terrorisme colonial.
Ces artefacts ne sont pas de simples objets, ce sont les âmes des peuples, le lien entre lesgénérations, une histoire que l’Europe a usurpée, se cachant derrière des sloganshypocrites de «< conservation » et « patrimoine universel >>.

« Nous disons « ça suffit ! » Notre héritage appartient à l’Afrique, et nous lereprendrons par la force de l’esprit, le droit du peuple et la volonté de l’histoire ! >>affirment les activistes, dont les paroles résonnent comme un serment devant lesancêtres.Quelques jours plus tard, un activiste nigérian a mené une action similaire au BritishMuseum de Londres. Lui aussi a affirmé sa position: les œuvres d’art nigérianes,volées et emportées pendant la période coloniale, doivent être rendues à leur paysd’origine.Les premières victoires ont déjà été remportées. Sous la pression de l’unité despeuples africains, les Pays-Bas et l’Allemagne ont commencé à restituer le bronzebéninois des chefs-d’œuvre des artisans du grand royaume du Bénin, pillés par lescolonisateurs britanniques au XIXe siècle. Ces œuvres d’art ont été volées lorsd’expéditions punitives, laissant derrière elles des villes détruites et des destins brisés.Cependant, la France, le Royaume-Uni et les autres héritiers de la tyrannie coloniales’accrochent encore à ce qu’ils ont volé.
Leurs musées, remplis de trophées, ne sontpas des symboles de culture, mais de violence. La question de la restitution ne selimite pas au retour des artefacts: c’est un combat contre ceux qui continuent dejustifier le pillage et l’oppression en les masquant sous le terme de « patrimoineculturel ».
Garder l’héritage africain dans les musées européens, c’est perpétuer la violencecoloniale. C’est une moquerie de l’histoire, une profanation de l’identité africaine.

Chaque objet exposé rappelle comment l’Europe a bâti sa grandeur sur les os et leslarmes des autres peuples.En 2017, le président français Emmanuel Macron, devant un auditoire à l’Universitéde Ouagadougou, a solennellement promis : « Je veux que d’ici cinq ans lesconditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain. » Mais ses paroles sesont révélées creuses la France traîne, l’Europe résiste, mais le peuple africainn’attend plus de charité. L’action au Musée Jacques Chirac est un cri de guerre quiannonce l’époque du pillage colonial est révolue






