Niger : une dynamique renforcée pour l’accès à la justice et la lutte contre les discriminations


Le Niger a franchi une nouvelle étape dans la promotion de l’accès à la justice et la protection des droits humains. Le Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio DAOUDA, a présidé ce lundi, au Palais des Congrès de Niamey, deux événements majeurs : le lancement de la première édition de la Semaine Nationale de l’Assistance Juridique et Judiciaire (ANAJJ) et l’ouverture d’une Conférence internationale sur les discriminations fondées sur le travail, l’ascendance et le système de justice en Afrique.
Lancement de la Semaine Nationale de l’Assistance Juridique et JudiciaireOrganisée par l’Agence Nationale d’Assistance Juridique et Judiciaire (ANAJJ), avec l’appui de plusieurs partenaires, cette semaine est placée sous le thème :« L’assistance juridique et judiciaire aux femmes et aux enfants : quel dispositif au Niger ? »
Selon la Directrice Générale de l’ANAJJ, Mme Rabiou Assétou TRAORÉ, cette initiative vise à renforcer la visibilité de l’Agence sur l’ensemble du territoire national tout en permettant aux populations de bénéficier concrètement de services d’assistance juridique et judiciaire, piliers essentiels de l’accès équitable à la justice.Dans son allocution, le Ministre Alio DAOUDA a rappelé que l’assistance judiciaire consiste à garantir la défense des personnes vulnérables au cours des procédures judiciaires, notamment à travers la prise en charge des frais de justice et l’intervention d’avocats ou de défenseurs commis d’office.
Tout en saluant les progrès réalisés par l’ANAJJ, le ministre a reconnu que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour assurer un accès effectif et universel à la justice.
À cet effet, il a annoncé l’exploration de solutions innovantes, notamment la mise en place d’un assistant vocal et d’une plateforme numérique dédiés à la sensibilisation juridique et à la prévention des conflits fonciers.
Il a également souligné le rôle central de l’ANAJJ dans la facilitation de l’accès à la justice, en particulier pour les femmes, les enfants et les autres groupes vulnérables, conformément à la vision du Président de la République, le Général d’Armée Abdourahmane TIANI. En conclusion, le ministre s’est engagé à poursuivre le plaidoyer en faveur d’une mobilisation accrue des ressources financières et matérielles en faveur de l’Agence.
Une conférence internationale contre les discriminations en AfriqueLa seconde activité a été marquée par l’ouverture officielle de la Conférence internationale consacrée aux communautés victimes de discrimination fondée sur le travail, l’ascendance et le système de justice en Afrique, organisée par le Bureau Exécutif National de l’Association Timidria.
Cette rencontre internationale offre un cadre d’échanges et de réflexion sur les réalités persistantes de la discrimination et de l’exclusion sociale sur le continent africain, avec pour objectif de renforcer l’engagement collectif en faveur de la dignité humaine, de l’égalité des droits et de la justice sociale.À cette occasion, le Ministre de la Justice a rappelé les actions majeures entreprises par le Niger dans la lutte contre l’esclavage et les pratiques assimilées.
Il a notamment évoqué la loi n°2003-25 du 15 juin 2003, qui a consacré l’esclavage comme infraction pénale, passible de sanctions sévères, tout en reconnaissant aux organisations de la société civile le droit d’exercer l’action civile.Il a également mis en exergue l’institution, par décret du 25 septembre 2020, de la Journée nationale de mobilisation contre l’esclavage et la traite des personnes, célébrée chaque 28 septembre, afin de sensibiliser les populations et renforcer la mobilisation nationale contre ces pratiques.
Enfin, le ministre a réaffirmé que la lutte contre toutes les formes de discrimination demeure une priorité des plus hautes autorités nigériennes. Il a rappelé que la Charte de la Refondation, promulguée le 26 mars 2025, interdit formellement toute forme de discrimination, de servitude ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Selon M. Alio DAOUDA, ces actions traduisent la ferme détermination des autorités du Niger, sous la conduite du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahmane TIANI, et du Premier Ministre, Ministre de l’Économie et des Finances, SEM Ali Mahamane Lamine ZEINE, à protéger la dignité humaine, garantir l’égalité de tous et bâtir une société fondée sur la justice, l’inclusion et le respect mutuel, tant au Niger que dans l’espace confédéral et au-delà.






