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Ouragan

Niger : La situation financière et économique du pays présentée aux conseillers de la refondation

Niger : La situation financière et économique du pays présentée aux conseillers de la refondation

Le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR) a consacré sa session du jeudi 19 décembre 2025 à l’examen de la situation financière et économique du Niger au titre de l’année en cours. Cette présentation a été assurée par le ministre délégué auprès du Premier ministre, ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, qui a exposé les performances réalisées ainsi que les perspectives envisagées par le gouvernement.

Face aux conseillers de la refondation, le ministre chargé du Budget a tenu à rassurer sur la capacité de résilience de l’économie nigérienne, en dépit des multiples chocs subis, notamment les sanctions économiques et financières ayant entraîné la suspension des aides budgétaires.

Pour l’année 2025, le taux de croissance économique est estimé à 6,7 %, tandis que le Produit Intérieur Brut (PIB) atteindrait 813,2 dollars américains par habitant, soit environ 487 922 FCFA. Selon le ministre, ces indicateurs traduisent une amélioration progressive des conditions de vie des populations.

Inflation et pouvoir d’achat : des signes d’améliorationLe ministre a toutefois reconnu que le taux d’inflation demeure élevé, principalement en raison des perturbations des chaînes d’approvisionnement en produits de première nécessité. Néanmoins, les mesures gouvernementales, notamment l’interdiction d’exportation des céréales combinée à de bonnes campagnes agricoles, ont permis de stabiliser la situation.

La baisse progressive des prix des denrées alimentaires a ainsi eu des retombées positives sur les économies locales et contribué à renforcer le pouvoir d’achat des ménages.Mobilisation des ressources internes en hausseEn matière de finances publiques, la mobilisation des ressources internes affiche des résultats encourageants. À la date du 30 novembre 2025, les recettes fiscales mobilisées s’élèvent à 1 069 milliards de FCFA, dont 896 milliards pour la Direction générale des Impôts (DGI) et 173 milliards pour la Douane.Les recettes non fiscales, collectées par la DGI et le Trésor, sont estimées à 119,8 milliards de FCFA.

Au total, les recettes internes pour l’année 2025 sont projetées à 1 230 milliards de FCFA.Dépenses publiques et priorités budgétairesDu côté des dépenses, celles-ci sont prévues à hauteur de 1 987,5 milliards de FCFA, hors exonérations. Elles se répartissent entre 1 262 milliards de FCFA de dépenses courantes, dont 396,3 milliards consacrés aux salaires, et 816,5 milliards de FCFA destinés aux investissements publics.

Le ministre a également évoqué les difficultés persistantes du secteur financier, largement liées aux sanctions internationales. Trois principaux faits marquent la situation actuelle :une forte réduction de la liquidité bancaire, se traduisant par des files d’attente dans les banques et le plafonnement des retraits ;une tension permanente de trésorerie ;des difficultés majeures rencontrées par plusieurs secteurs de l’économie nationale.

Des mesures de relance annoncéesMalgré ce contexte difficile, le gouvernement a élaboré une série de mesures visant à relancer le secteur financier et économique. Celles-ci concernent aussi bien le commerce que la mise en œuvre de projets structurants dans des domaines clés tels que l’agriculture, l’élevage, l’énergie, l’hydraulique, les transports, les infrastructures, l’industrie, l’éducation et la santé.

Enfin, les autorités entendent poursuivre le renforcement de la mobilisation des recettes internes, tout en améliorant la rationalisation et l’efficacité de la dépense publique.