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Ouragan

Quand le Sahel parle d’une seule voix : la Confédération AES et l’émergence d’un projet souverain

Quand le Sahel parle d’une seule voix : la Confédération AES et l’émergence d’un projet souverain

La Confédération des États du Sahel (AES) s’est dotée d’une stratégie diplomatique régionale résolument fondée sur la souveraineté. Les décisions prises en son sein relèvent d’une pleine indépendance et traduisent une volonté affirmée d’autodétermination.

Cette orientation répond à une attente populaire profonde : celle de voir les peuples du Sahel disposer librement de leur destin en tant que nations souveraines.Comme l’a souligné le Général Abdourahamane Tiani lors de la deuxième session du Collège des chefs d’État, les États ne peuvent envisager un développement véritable et durable qu’à la condition de jouir d’une souveraineté pleine et entière.

Les décisions de la Confédération AES ne subissent aucune influence extérieure ; elles sont arrêtées dans l’intérêt supérieur des nations membres, conformément aux aspirations des populations.Cette approche suppose une articulation cohérente des politiques publiques autour de secteurs stratégiques capables de favoriser une émergence réelle, porteuse de bénéfices concrets pour les citoyens. Il s’agit d’un exercice de développement assumé, visant à définir et à maîtriser ses propres orientations. Loin de toute logique de repli, cette démarche demeure ouverte aux relations et coopérations fondées sur le respect de la souveraineté des États du Sahel et sur un engagement sincère en faveur des priorités définies par les autorités confédérales. Elle consacre ainsi une volonté souveraine de collaboration avec tout partenaire disposé à respecter la dignité des peuples et leur liberté à décider d’eux-mêmes.

Le Président Ibrahim Traoré reconnaît l’ampleur des défis auxquels fait face l’espace sahélien. Toutefois, en sa qualité de président en exercice de la Confédération, il affiche une confiance mesurée dans l’unité et la détermination des États membres à faire du Sahel un pôle stratégique d’intégration régionale et africaine, une terre d’opportunités pour les peuples africains.

Cette conviction est partagée par les trois chefs d’État de la Confédération.La désignation du Président Ibrahim Traoré à la tête de l’AES constitue, à cet égard, un signal politique fort. Elle incarne une image de jeunesse, de charisme et de sérénité, appelée à marquer une année placée sous le signe des défis, mais aussi des réalisations concrètes.

La révolution burkinabè se positionne ainsi en première ligne pour consolider et renforcer la dynamique confédérale de l’AES.L’AES se distingue non par sa conformité aux cadres ordinaires des institutions internationales, mais par la fierté collective d’appartenir à un espace politique qui décide librement de son orientation.

En dépassant les différences nationales, les États membres convergent vers une vision commune : celle d’un Sahel prospère, uni et sécurisé, jouissant pleinement de sa souveraineté et maîtrisant l’ensemble de ses politiques économique, diplomatique, stratégique, sécuritaire et sociale. Désormais, le Sahel dispose d’une voix régionale nouvelle, forgée par ses propres défis et portée par les aspirations profondes de ses populations.

✍️Abdoulaye Idrissa James