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Ouragan

Lutte contre la traite des personnes : le Niger renforce son arsenal juridique

Lutte contre la traite des personnes : le Niger renforce son arsenal juridique

Le Niger franchit une nouvelle étape dans la lutte contre la traite des personnes. Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Chargé des Relations avec les Institutions, M. Alio Daouda, a présidé ce mercredi la cérémonie officielle d’installation du comité chargé de la révision de l’ordonnance n°2010-86 du 16 décembre 2010, relative à la lutte contre la traite des personnes.

La cérémonie s’est tenue dans la salle de réunion du ministère de la Justice, en présence de la Représentante de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Niger, Mme Ana Fonseca, ainsi que de plusieurs acteurs institutionnels impliqués dans la lutte contre ce phénomène.

Dans son allocution, le ministre a rappelé que la traite des personnes constitue l’une des atteintes les plus graves à la dignité humaine, en ce qu’elle viole les droits fondamentaux et exploite la vulnérabilité des populations les plus fragiles, notamment les femmes et les enfants.

Face aux insuffisances relevées dans le cadre juridique et institutionnel en vigueur, l’État du Niger a engagé un processus de refondation visant à renforcer l’efficacité des mécanismes de prévention, de protection et de répression. Selon le ministre, la révision de l’ordonnance de 2010 permettra de corriger les faiblesses constatées, d’adapter la législation nationale aux réalités actuelles et de l’aligner sur les standards internationaux les plus récents.

Le Garde des Sceaux a également exprimé la reconnaissance du gouvernement nigérien à l’OIM pour son appui constant à l’Agence Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes (ANLTP), notamment dans les domaines de la sensibilisation et du renforcement des capacités des acteurs concernés.

S’adressant aux membres du comité nouvellement installé, le ministre les a exhortés à conduire leurs travaux avec rigueur, indépendance et sens élevé de l’intérêt général, en plaçant la protection des victimes au cœur de la réforme.

Il a assuré de l’accompagnement de son département ministériel et exprimé le souhait que les travaux aboutissent à un cadre juridique modernisé, cohérent et efficace.

La cérémonie a pris fin par l’installation officielle des membres du comité, marquant ainsi le lancement des travaux de révision de l’ordonnance de 2010.