AES : les ministres du Commerce et de l’Industrie en conclave à Ouagadougou pour accélérer l’intégration économique


Les ministres en charge de l’Industrie et du Commerce du Mali, du Niger et du Burkina Faso, ainsi que des représentants du secteur privé de l’Alliance des États du Sahel (AES), ont achevé ce 15 juin à Ouagadougou trois jours de travaux consacrés au renforcement de l’intégration économique au sein de l’espace confédéral.
La cérémonie de clôture des travaux a été présidée par le Premier ministre burkinabè, Jean Emmanuel Ouédraogo. Cette rencontre a permis aux participants d’évaluer le niveau de mise en œuvre des recommandations issues des précédentes sessions et d’identifier de nouvelles actions destinées à accélérer la construction d’un marché commun au sein de l’AES.

Cette quatrième rencontre, qui fait suite à celles organisées en 2024 et 2025, s’inscrit dans la dynamique des orientations stratégiques adoptées par les chefs d’État de l’Alliance en décembre 2025. Les discussions ont notamment porté sur l’actualisation du plan d’action commun en matière de commerce, d’industrie et de développement du secteur privé.

Au cœur des échanges figurent plusieurs priorités majeures, notamment la libre circulation des biens et des personnes, la levée des obstacles aux échanges commerciaux, le développement des chaînes de valeur régionales et la promotion d’une industrialisation fondée sur les ressources locales des trois pays.
Les participants ont également souligné la nécessité de renforcer la coopération entre les administrations publiques et les acteurs économiques afin de créer un environnement favorable aux investissements et à la compétitivité des entreprises de l’espace AES.
Pour le ministre burkinabè en charge du Commerce, Serge Poda, les travaux doivent déboucher sur des résultats concrets au bénéfice des populations. « Nous voulons des engagements pragmatiques pour que l’AES devienne une réalité dans le quotidien des populations », a-t-il déclaré.
À travers cette rencontre, les États membres réaffirment leur volonté de faire de l’Alliance des États du Sahel un espace économique intégré, capable de stimuler la croissance, de créer des emplois et d’assurer une prospérité partagée au profit des populations du Burkina Faso, du Mali et du Niger.







