Passer au contenu principal

Ouragan

JVE Niger participe au Pôle National d’Experts du Fonds Vert pour le Climat (FVC).

JVE Niger participe au Pôle National d’Experts du Fonds Vert pour le Climat (FVC).

La mobilisation de financements climatiques constitue aujourd’hui un enjeu majeur pour accélérer la résilience du Niger face aux effets du changement climatique.

Dans ce contexte, le renforcement de l’expertise nationale en matière de développement de projets bancables représente une étape essentielle pour permettre au pays de mieux accéder aux ressources des mécanismes internationaux de financement climatique.

C’est dans cette dynamique que Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE Niger) a pris part, le 11 août 2026 à Niamey, à la cérémonie de restitution des travaux et de remise des attestations aux membres du Pôle National d’Experts du Fonds Vert pour le Climat (FVC), organisée par la Commission Climat pour la Région du Sahel (CCRS) et le Ministere de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement.

En sa qualité de Secrétaire Général de la Plateforme Nationale des Organisations de la Société Civile sur le Changement Climatique et le Développement Durable et Directeur de JVE Niger, Sani Ayouba Abdou a participé à cette dynamique de renforcement des capacités nationales en matière de finance climatique et de développement de projets.

Près de 130 millions USD de projets ébauchésL’un des résultats majeurs de cette initiative est l’ébauche d’un portefeuille de projets représentant près de 130 millions de dollars US, couvrant différentes priorités liées aux enjeux climatiques du Niger.

Au-delà du montant annoncé, cette dynamique traduit surtout une évolution importante : il ne s’agit plus seulement de renforcer les connaissances sur les mécanismes du financement climatique, mais de disposer d’une expertise nationale capable de transformer les priorités climatiques du Niger en projets structurés, cohérents et susceptibles de mobiliser des financements internationaux.

Pour JVE Niger, cette approche est particulièrement pertinente. Les défis liés à la dégradation des terres, à la gestion durable des ressources en eau, à la sécurité alimentaire, à la résilience des communautés rurales et à la protection des écosystèmes nécessitent des réponses intégrées et suffisamment financées.

La société civile, un acteur essentiel de la finance climatiqueLa participation de la société civile à cette dynamique revêt une importance particulière.Les organisations de la société civile sont au contact direct des communautés et disposent d’une expérience importante dans la mise en œuvre d’initiatives locales de résilience, de restauration des écosystèmes, d’adaptation au changement climatique et de développement communautaire.Pour JVE Niger, la mobilisation de la finance climatique doit donc être pensée dans une logique de participation, d’inclusion et de redevabilité, afin que les investissements climatiques répondent effectivement aux besoins des populations les plus vulnérables.

La société civile peut également contribuer à rapprocher les politiques nationales des réalités locales, à documenter les besoins des communautés et à favoriser une meilleure appropriation des projets par les bénéficiaires.

Transformer l’expertise en projets à fort impactLa mise en place du Pôle National d’Experts du FVC constitue ainsi une opportunité pour le Niger de renforcer progressivement son autonomie dans la préparation et le développement de projets climatiques.Pour JVE Niger et la Plateforme nationale, l’enjeu est désormais de poursuivre cette dynamique afin de faire émerger davantage de projets capables de répondre simultanément aux défis de l’adaptation, de l’atténuation, de la résilience des territoires et du développement durable.

Cette ambition rejoint les orientations de la CDN 3.0, les priorités nationales en matière de développement et le Plan d’Investissement Climat pour la Région du Sahel (PIC-RS).Elle rejoint également la vision portée par JVE Niger en faveur d’un développement qui place les communautés, les jeunes et les acteurs locaux au cœur des réponses aux changements climatiques.

Une opportunité pour la jeunesse nigérienneJVE Niger considère également que la finance climatique doit davantage intégrer la jeunesse comme acteur, porteur de solutions et bénéficiaire des investissements climatiques.

Avec une population majoritairement jeune, le Niger dispose d’un potentiel considérable en matière d’innovation, d’entrepreneuriat vert, de restauration des écosystèmes, d’agriculture résiliente, de gestion durable de l’eau et de développement de solutions locales face au changement climatique.

Le développement d’une expertise nationale en finance climatique doit donc s’accompagner d’un effort accru pour permettre aux jeunes professionnels, chercheurs, entrepreneurs et organisations de jeunesse d’accéder aux opportunités liées aux mécanismes de financement climatique.

Vers une nouvelle génération de projets climatiques nigériens

La cérémonie du 11 août marque ainsi une étape encourageante dans la construction d’un écosystème national plus solide autour de la finance climatique.Pour JVE Niger, l’objectif doit désormais être de passer de la formation à l’action, de l’expertise à la mobilisation effective des ressources, et des concepts à la réalisation de projets ayant un impact mesurable sur les communautés et les écosystèmes.

JVE Niger réaffirme, à travers sa participation à cette dynamique, son engagement à contribuer aux côtés des pouvoirs publics, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile, du secteur privé et des communautés à la construction d’un Niger plus résilient face aux changements climatiques.

La finance climatique ne doit pas être perçue uniquement comme une opportunité de financement : elle doit être un levier de transformation durable des territoires et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Jeunes Volontaires pour l’Environnement – JVE Niger Pour une jeunesse engagée pour l’environnement, le climat et le développement durable.