L’espoir d’un Niger sans corruption », déclare Adamou Oumarou président du Réseau Nigérien Anti-Corruption à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption


À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée chaque 9 décembre, Adamu Oumarou, président du Réseau anticorruption nigérien, a livré une analyse sans concession sur le lien entre jeunesse et corruption au Niger.
Selon lui, une frange importante de la jeunesse est de plus en plus attirée par la facilité, sans toujours mesurer les conséquences de ses actes. Or, lorsque l’intégrité et la rigueur sont abandonnées par la jeunesse, c’est l’espoir même d’un peuple qui s’amenuise. Pour Adamu Umarou, la qualité morale et éthique des jeunes conditionne directement l’avenir du pays.

Le président du Réseau Nigérien anti corruption met particulièrement en garde contre les dérives d’un système éducatif gangrené par la corruption, où l’achat de notes et de diplômes devient une pratique courante. Un tel système, souligne-t-il, engendre des professionnels insuffisamment qualifiés, exposant des secteurs vitaux tels que la santé, les infrastructures, l’administration et les services publics à de graves dysfonctionnements.
Il estime par ailleurs que les jeunes formés dans un environnement corrompu risquent de devenir, à leur tour, des cadres incapables de répondre efficacement aux besoins des populations. Pire encore, cette situation peut favoriser l’augmentation de la criminalité, de la délinquance ou de l’extrémisme, en affaiblissant les fondements sociaux et institutionnels de l’État.

Face à ce constat préoccupant, Adamu Umarou appelle à une promotion active de l’intégrité dès le système éducatif, à la protection et à l’encouragement des jeunes qui osent dénoncer les pratiques corruptrices, ainsi qu’à la création d’espaces sûrs permettant à la jeunesse de s’impliquer dans la gouvernance et le développement. Selon lui, seule une jeunesse bien formée, consciente de ses responsabilités et engagée, peut devenir un véritable levier de développement durable.
Il rappelle également que la Journée internationale de lutte contre la corruption constitue une occasion privilégiée pour sensibiliser l’opinion publique et souligner que ce combat ne repose pas uniquement sur les lois et les institutions, mais aussi sur les choix quotidiens des citoyens.
En conclusion, Adamu Umarou affirme que le Niger ne pourra se refonder sur des pratiques corrompues. Il plaide pour la construction de nouvelles bases fondées sur l’intégrité, la compétence et la responsabilité, seules garanties d’un avenir plus juste, plus stable et plus prospère pour le pays.






